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Le dénombrement de 1906 à Nouic.
Sur les 1448 habitants de Nouic recensés, 922 (63,67%), sont nés sur la commune même. L’impression de stabilité de la population ainsi perçue est encore renforcée par le constat que sur les 526 habitants nés ailleurs qu’à Nouic, 275 (18,99%) sont originaires des seules communes voisines, de Bussière Boffy (95), Mézières-sur-Issoire (71), Blond (39), Montrol Sénard (30), Mortemart (19), Saint Christophe (12) et Montrollet (9) et que 160 personnes (11,04%) supplémentaires sont originaires de communes situées dans un rayon n’excédant pas 20km de Nouic. Leur mobilité sur une courte distance s’explique par le déplacement de familles entières de cultivateurs, essentiellement des métayers, qui change d’exploitation en fin de bail. Il existe aussi des raisons matrimoniales lorsqu’un jeune Nouéjaud ou une jeune Nouéjaude trouve sa future épouse ou son futur époux à l’occasion d’une frairie, d’une foire dans une commune voisine et l’installe à Nouic après le mariage. Les quelques personnes originaires d’une commune située en dehors d’un rayon de 20km de Nouic sont nées en Haute-Vienne ou en Charente et se trouvent à Nouic pour exercer une activité professionnelle non traditionnelle : fonctionnaires astreints à une mobilité, personne exerçant une activité artisanale ou commerciale particulière. Les personnes très peu nombreuses venues d’horizons plus lointains exercent des activités demandant une qualification technique particulière : chauffeur, régisseurs au service de la famille des Monstiers, enseignants de l’école libre fonctionnant au presbytère. On notera, pour terminer et de façon très anecdotique, la présence d’une seule vraie étrangère, une américaine, Mary Gwendoline Byron Cauldwel, épouse du marquis des Monstier-Mérinville. Cette impressionnante stabilité de la population s’explique à l’évidence par la prédominance absolue de l’agriculture dans l’économie de Nouic en début du XXème siècle, comme au cours des siècles passés.
Examinons donc maintenant d’un peu plus près les activités exercées par les personnes considérées comme actives, en étant conscient du caractère approximatif des désignations et du fait que les femmes sont souvent considérées comme « sans profession » même si, bien sûr, elles aident leur mari dans l’exercice de sa profession. Quoiqu’il en soit de ces imperfections et limites, le recensement de 1906 nous fournit une image fidèle de la gamme d’activités exercées à Nouic à l’époque.
Le bourg regroupe divers artisans liés à la construction, à l’habitation, aux travaux publics : 1 entrepreneur, 2 tailleurs de pierres, 3 scieurs de long (+ 2 aides), 3 charpentiers, 5 maçons, 3 menuisiers, 4 terrassiers, 1 plafonneur et 1 « chaisier ». Les commerces en rapport avec l’alimentation sont représentés par 2 boulangers, 7 aubergistes, 6 épicier(es) ; les auberges et épiceries de l’époque sont des établissements modestes où les tenancier(es) exercent dans le ménage une activité complémentaire à une activité agricole ou à un autre commerce. Les métiers liés à l’habillement comportes 3 sabotiers, 2 cordonniers, 1 tailleur d’habit, 15 couturières, 1 marchand drapier ; nous y ajouterons un pittoresque « réparateur de parapluies » dont on peut présumer qu’il devait disposer de quelques loisirs …
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