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Le dénombrement de 1906 à Nouic.
Le service public est représenté par 3 instituteurs laïcs, 1 receveur des postes, 1 facteur, 2 cantonniers (dont 1 communal) ; l’offre d’enseignement est complétée (pour peu de temps encore) par 3 instituteurs libres. Le personnel de service rassemble 6 domestiques, 3 jardiniers, un cuisinier, une servante, une dame de compagnie et un cocher au service de la famille Labuze (non recensée à Nouic en 1906). Le bourg est une île au milieu de l’océan de la campagne ; il ne faut donc pas s’étonner d’y voir résider 7 propriétaires exploitants, 3 cultivateurs, 2 métayers, 11 domestiques de ferme et 1 apprenti meunier. En liaison directe avec la campagne, travaillent aussi 4 maréchaux-ferrants, 4 charrons et un fabriquant d’huile. Nouic enfin, dispose en 1906 d’une étude notariale et d’un curé desservant.
Les villages et écarts sont le siège de nombreuses exploitations agricoles exploitées en faire valoir direct par 48 propriétaires. Lorsque l’exploitant n’est pas propriétaire, le métayage est le mode d’exploitation à peu près universellement répandu avec 57 métayers assistés par leur femme, leur fils, leur gendre. Une quinzaine d’entre eux travaillent sur des domaines appartenant à la famille des Monstiers qui possède environ un millier d’hectares en 1906 et exploite directement une importante réserve autour du Fraisse. Une dizaine de personnes sont dites « cultivateurs » sans qu’on saisisse très bien à quoi correspondait cette appellation : aide d’exploitant ? On ne trouve que deux personnes désignées sous l’appellation « fermier ». Pour aider ces propriétaires ou métayers, on compte 37 journaliers agricoles et 89 domestiques de ferme qui vivent généralement, ainsi que leur famille, sous le même toit que leur employeur. En dehors de l’agriculture, on note l’activité de meunerie à Chateaumoulin (2 meuniers et leurs aides appartenant à la même famille) et de tuilerie à Coux et Lessart (4 tuiliers et 4 aides). Les autres activités et commerces exercés dans les villages sont la maçonnerie (4 maçons), la fabrique de sabots (8 sabotiers et 4 aides) ; ces artisans exercent souvent leur activité en complément d’une exploitation agricole et pratique encore, en ce qui concerne les maçons, l’émigration saisonnière en direction de métropoles importantes : Paris, Lyon, Bordeaux… Dans les villages on rencontre également un maréchal ferrant, un scieur, un charretier, un tailleur, un couturier, un tisserand, un huilier, et un mystérieux « bijoutier à l’anneau » à la Puelle. Nous noterons enfin que le marquis des Monstiers-Mérinville emploie un personnel nombreux et diversifié : 1 chauffeur mécanicien, 1 couturière et 1 apprentie, 1 lingère, 3 valets de chambre, 2 cuisinières et 1 femme de cuisine, 1 maître d’hôtel, 2 jardiniers et 1 apprenti auxquels on peut ajouter 1 garde particulier et 2 régisseurs.
L’étude du recensement de 1906 nous a en définitive fourni une image assez précise des habitants de Nouic, de leurs activités à une époque d’équilibre de la population : les améliorations techniques, les progrès de l’hygiène, enregistrés à la fin du XIXème siècle, ont amenés une certaine prospérité dans les campagnes où les risques de disette et d’épidémie ont enfin disparu. Ces facteurs favorables expliquent le maintien de la population à un niveau élevé situé aux alentours de 1400 habitants.
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