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La Forêt, du latin « forestis » : forêt non close, éloignée du village, Le Buisson, forme francisée du limousin « boueissou », Le Breuil, de l’ancien occitan »brohl », petit bois, bosquet le plus souvent entouré d’une haie, d’un mur (en latin médiéval « brogilum ») , La Puelle, de l’ancien français «puelle », jeune bois, taillis, sont quatre toponymes génériques pour désigner un espace boisé par opposition à l’espace cultivé ou la lande.

Les noms d’essences particulières d’arbres ont été abondamment utilisés pour créer des noms de lieux : La Vergne, du celte « verno », l’aulne, passé à l’occitan « vernho », aulnaie, Le Theillou, de l’occitan « tehl », le tilleul, accompagné du suffixe diminutif –olum : le petit tilleul, La Bussière, de l’ancien occitan « boisiera », lieu planté de buis, provenant lui-même du latin « buxus » plus le suffixe –aria, Le Fraisse, de l’occitan « fraisse »    par le latin « fraxinus » et le bas latin « fraxus », le hêtre. Coux et Lascoux, ont deux origines possibles : Coux proviendrait soit de l’occitan « cos », le houx, soit de l’ancien occitan « colt », « coult », « cou » et désignerait un mur ou une muraille indiquant le lieu d’une ancienne construction. Le Couret a cette même ambivalence : le nom pourrait provenir du latin « corylus », le noisetier ou avoir été formé en témoignage de la présence d’un petit domaine doté d’une cours.

Nous allons maintenant examiner des toponymes issus de l’occupation du terroir par l’homme en distinguant les noms de lieux dérivés du nom du propriétaire, des vestiges d’habitat ou d’activité humaines et enfin de l’époque médiévale.

De très nombreux noms de lieux (environ 20%) ont été formés à partir du nom de leur propriétaire selon certains processus qui témoignent de l’appropriation progressive de l’espace et de la mise en valeur par l’homme. Juniat vient du nom propre gallo-romain « Junius » et du suffixe –acum, désignant un domaine : le domaine de Junius. Verdilhac est composé d’un nom propre d’origine germanique « Werdhild » ou « Werdilo » suivi du suffixe –acum : le domaine de Verdilo. Le Massevin est formé de la juxtaposition du nom de personne « Savi » nom propre occitan dérivé du latin « Sabinus », au nom « mas », indiquant une habitation, une ferme. Aubis provient d’un nom de personne pour désigner le domaine de la famille « Aubi » forme limousine d’Aubin ; il est à noter qu’en ce lieu se trouvait un prieuré attesté depuis le XIIIème siècle ayant pour patron Saint Nicolas et qui encore en 1783 (Dictionnaire historique et géographique de la Haute-Vienne de l’abbé Lecler). Pouzinière est un diminutif du nom propre occitan « Pouzin », lui-même dérivé de « potz », le puit.

Une autre catégorie est formée du nom propre suivi du suffixe occitan –aria indiquant la propriété, le domaine, c’est le cas de La Guyonnerie : le domaine de « Guyon » du germanique « Wido », de La Brangerie : le domaine de  « Branger », forme contractée de « Beranger », de L’Aubannerie : le domaine d’ « Alban ».

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