On ajouterait bien à cette catégorie La Gacherie, domaine de « Gacher » mais les auteurs estiment que ce toponyme provient du limousin « gascha », désignant la boue, un terrain détrempé.
A la fin du XIVème siècle et au XVème siècle, à la faveur de modifications dans la désignation des terres, la préposition « Chez » (« Chas » en occitan, du latin « casa », maison) a servi à la création de nouveaux toponymes. Trois exemples sont présents à Nouic : Chez Phillipé, Chez Carcy (désigne une personne originaire du Quercy), Chez Nivard (nom d’origine germanique).
Nous avons, en examinant précédemment Coux et Lascoux, indiqué une origine possible évoquant la présence de murs ou de constructions ; cette origine est avérée lorsque la découverte de vestiges archéologiques vient apporter la confirmation d’une ancienne activité humaine. S’agissant par ailleurs de La Bussière, les chercheurs nous indiquent que le buis, plante de terrain calcaire, a été importé dans nos contrées granitiques et que par conséquent, il peut révéler la présence de vestiges gallo-romains. Mazerolles, du bas latin « maceria » (murailles, ruines) et du suffixe diminutif olas, peut indiquer l’existence de constructions dont il ne subsistait que des ruines à l’époque de formation du toponyme et notamment de structures d’époque gallo-romaine ou du haut moyen-âge. L’observation de nombreuses tuiles à rebord gallo-romaines, de vestiges de murs et de traces d’extraction en fosses parallèles, prouvent l’antiquité du lieu (N.Raynaud in Travaux d’Archéologie Limousine 1996- p70).
Les Villards, du bas latin « villare », désignait à l’origine une subdivision du territoire de la villa (grand domaine) gallo-romain et par extension, un lieu habité faisant partie d’un domaine. Le terme très commun dont est issu le nom La Grange, vient de l’occitan « granja » issu du latin populaire « granica », dérivé de « granum », le grain ; ce toponyme est situé à proximité immédiate du bourg où était implantée une exploitation agricole. Plus modestement, La Chabanne, de l’occitan « chabana », cabane, renvoie à un édifice précaire également situé dans l’environnement agricole.
Les Fosses est issu de l’occitan et désigne probablement des bas-fonds, des fossés quelconques. Ce nom est parfois le témoin d’anciennes exploitations minières ; il ne faut pas oublier que Nouic a vraisemblablement possédé un atelier monétaire à l’époque mérovingienne : la matière première provenait-elle des fosses ?
Une autre activité extractive, elle parfaitement attestée, est évoquée par le nom La Tuilière, du latin « tégula » puis de l’ancien occitan « teuliera ».